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  le blog du café repaire de Metz

Idée initiale de Daniel Mermet dans son émission "là-bas si j'y suis", le café-repaire est un lieu de débat citoyen ; les participants, sur un thème donné, échangent des points de vue, des infos, des idées,... - - * * * * * - - À Metz, le rendez-vous est fixé chaque 6 du mois à 6 h (de l'A.M.), sauf si dimanche ou jour férié, au bar "Le Shannon", 19 avenue Robert Schuman - 1er étage, prendre sa consommation au bar. - - * * * * * - - Notre devise : "droit à la parole, devoir d'écoute" - - * * * * * - - VOUS ÊTES TOUS LES BIENVENUS !

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Publié le 13 Novembre 2007 par Tof in Thème de discussion

Depuis la nuit des temps, l’immigration est un trait naturel de l’activité humaine. Le 20ème siècle n’a pas fait exception. Le 21ème siècle mondialisé continuera sur la même voie.

 Le département de la Moselle en est la preuve. Les vestiges des mines de fer et de charbon de Lorraine ne témoignent-ils pas d’un temps où il fallait durement extraire le charbon pour se chauffer ? Les friches industrielles dans nos vallées ne témoignent-elles pas de l’apogée d’une ère métallurgique et mécanique. Le rail, les routes et autoroutes nous permettent aujourd’hui de nous déplacer. Les immeubles d’habitation, les quartiers et les cités populaires ont hébergé et hébergent encore les familles issues de ce monde ouvrier.
Qui étaient-ils ces mineurs, ces gueules noires des usines et des chantiers ayant fait la richesse de notre région pendant des décennies ? Des paysans, des ouvriers de la région et du pays, mais aussi des immigrés.
Ils étaient des polonais, des italiens, des algériens qui parmi d'autres  ont durement payé de leur personne pour notre confort à tous. Ils côtoyaient ces espagnols, ces marocains, ces portugais, ces ressortissants des DOM et des TOM, ou d'anciennes colonies d’Afrique Noire ou d’Asie. Certains venaient même d’autres pays. Qu’importe d’où ! Ils étaient, ils sont, nous sommes des immigrés de première, seconde ou nième génération. Nous avons construit ce pays et le construisons encore avec ce capital humain;
Alors c’est clair : tuer l’immigration est un comportement criminel !
Bon gré, mal gré, l’Europe se construit sans que notre avis importe. Les gouvernements successifs ratifient les traités qui se présentent à eux. On aurait espéré qu’ils abolissent des frontières; Quelques-unes au moins. C’est le contraire qui se produit. L’espace Shengen est une forteresse parlementaire et policière. Les pays y soumettent leurs législations. Ce qui était naturel hier devient aujourd’hui interdit.
Le seul fait d’être étranger, "sans-papiers", on devrait plutôt dire "privé de papier" ou bien "cent papiers" (tellement il y a de tracasseries administratives), conduit des familles en prison, dans des centres de rétention (camps pour étrangers) ou dans un avion-charter pour une expulsion manu militari hors de notre pays soit disant " des droits de l'homme".
Criminaliser l’immigration a des conséquences bien réelles : des individus placés sous le règne de la terreur et de la précarité, des familles déchirées... Les luttes de sans-papiers défraient régulièrement la chronique.

  Dans nos écoles, républicaines dit-on, des enfants sont victimes de cette terreur nouvelle. Des instituteurs, des professeurs, travailleurs sociaux, des individus, des élus, des organisations syndicales, citoyennes, militantes ou associatives ont choisi de joindre leurs efforts pour résister à cette politique.
 "Laisser les grandir ici", "nous les prenons sous notre protection", tels sont les mots d’ordre du Réseau Education Sans Frontières.
Depuis bientôt deux ans à Metz, des hommes et des femmes sont engagés dans ce combat humanitaire. Faites-en aussi le vôtre.                                        
 
                                                                                 Tof, inspiré par un article de RESF42
www.educationsansfrontieres.org

resfmorhange.blogspot.com/

 contact du réseau à Metz <resf57(at)wanadoo.fr>
                   ou  à Morhange <resfmorhange(at)yahoo.fr
 

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