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  le blog du café repaire de Metz

Idée initiale de Daniel Mermet dans son émission "là-bas si j'y suis", le café-repaire est un lieu de débat citoyen ; les participants, sur un thème donné, échangent des points de vue, des infos, des idées,... - - * * * * * - - À Metz, le rendez-vous est fixé chaque 6 du mois à 6 h (de l'A.M.), sauf si dimanche ou jour férié, au bar "Le Shannon", 19 avenue Robert Schuman - 1er étage, prendre sa consommation au bar. - - * * * * * - - Notre devise : "droit à la parole, devoir d'écoute" - - * * * * * - - VOUS ÊTES TOUS LES BIENVENUS !

Le "non-rendez-vous" du mois de novembre 2016

Publié le 8 Novembre 2016 par leRepaire in le rendez-vous du mois

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C'était un dimanche.... le bar Shannon étant fermé, il n'y a pas eu de débat.

Mais.....rien n'empêche d'en imaginer un et d'en faire un compte-rendu.

Partons vers le pays imaginaire.... ou plutôt vers le résumé imaginaire.

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Impossible de ne pas parler de ce coup de théâtre dans l'affaire de l'aéroport de NDDL.

http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/notre-dame-des-landes-le-rapporteur-privilegie-l-actuel-aeroport-4596368

Dans un premier temps, à la cour administrative d'appel de Nantes, la rapporteure publique demande l'annulation des arrêtés autorisant la construction du futur aéroport.

Puis, elle a ajouté : "« Il existe une alternative avérée à Notre-Dame-des-Landes. (...) Nantes Atlantique, une fois réaménagé, peut être une alternative crédible »

 

La cour d'appel met sa décision en délibéré au 14 novembre.

 

Rêvons un peu : le projet d'aéroport à NDDL est enfin abandonné ; les zadistes permanents sur place continuent à mettre sur pied un "vivre ensemble" alliant intérêt général et respect des besoins individuels et tout ça en harmonie avec le milieu naturel.... et cela sert de base à la création un nouveau modèle de société.

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Nous aurions également parlé de la grogne des policiers ; de leurs manifestations sauvages, cagoulés, armés, de leurs revendications parfois un peu floues qui vont de l'inacceptable quasi "permis de tuer" à la demande compréhensible de travailler dans des conditions dignes et avec des moyens suffisants - demande d'autant plus compréhensible que c'est elle qu'expriment les personnels des autres services publics (notamment les hôpitaux publics).

 

Voir cet article de Noël Mamère : https://blogs.mediapart.fr/noel-mamere/blog/311016/que-veut-la-police

Extraits :

"comme toute profession en souffrance en raison de conditions de travail et de vie inacceptables, leur colère est compréhensible.

...

La deuxième exigence, à la racine du mouvement policier d’octobre.... Il s’agit d’«américaniser» la police en lui donnant un droit de légitime défense, c’est à dire, en clair, un permis de tuer. Dans le climat actuel, on voit que les bavures, comme celle dont fut victime Adama Traoré en juillet et le « forcené » de Grenoble ce week-end, se multiplieraient avec les mêmes conséquences qu’aux Etats-Unis : des émeutes, avec à la clef une situation de guerre civile larvée dans les banlieues "

 

Conclusion de Noël Mamère dans son article : "« quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir ». Quand c’est le peuple, ça s’appelle une révolution, quand c’est la police, c’est tout autre chose. "

En effet, c'est tout autre chose : c'est un coup d'état.

Les policiers demandent aux citoyens de les rejoindre.

C'est à eux de rejoindre les citoyens qui subissent autant qu'eux les conséquences des décisions politiques du gouvernement.

Rêvons un peu : pour se faire entendre du gouvernement, lors de manifestations autorisées de leurs concitoyens, les policiers se joignent aux manifestants ou, au moins, refusent de fouiller leurs sacs en leur dérobant ce qu'ils y trouvent (masque et lunettes de protection, eau physiologique, ...), les gazer, les matraquer, les nasser, les mettre en garde-à-vue ; ils posent à terre leurs boucliers, casques, matraques, grenades, bombes de gaz lacrymogène,...

Aujourd'hui, justement, les personnels de santé pour protester contre leurs conditions de travail insupportables : c'est le moment où jamais de les rejoindre, de les soutenir, mesdames et messieurs les policiers.... car, s'il y a une cause à défendre, c'est bien notre système de santé.

 

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Et comment ne pas parler du CETA ?

Ou plutôt de la trahison CETA !

Le parlement de la Wallonie a été le seul a refusé de donner son feu vert à ce traité entre l'UE et le Canada, estimant qu'il y avait trop de points dangereux pour les acquis sociaux, l'environnement et que le tribunal d'arbitrage privé risque de donner carte blanche aux multinationales pour contester certaines lois nationales en leur donnant l'autorisation de les ignorer tout en percevant des dommages-intérêts si ces lois diminuent ou annulent leurs bénéfices.

La joie de tous les militants se battant depuis des années contre ce traité et son cousin le TAFTA a été de courte durée.

Quelques jours plus tard, on nous annonçait que la Wallonie acceptait le traité, estimant qu'elle avait été entendue sur tous les points.

????

Après des années de tractation, des questions graves et sensibles modifiées en quelques jours ?

Nous ne savons toujours pas avec précision dans quelle mesure ces modifications changeront les termes du traité - il y a environ 2 000 pages de texte à décortiquer rédigé dans des termes abscons pour qui n'est pas expert dans le domaine juridique international. (et dire qu'on nous a bassiné avec l'épaisseur du code du travail)

Mais, chat échaudé craint l'eau froide, nous sentons là comme une odeur d'énième trahison démocratique.

D'ailleurs (humour belge ?), un élu belge a déclaré : "on a modifié certains points, sans changer une virgule".

Le traité a été signé à toute vitesse, le dimanche 30 octobre, lors d'un WE de pont puisque avant-veille du 1er novembre. Cette rapidité n'est pas faite pour nous rassurer.

On nous dit qu'il faut maintenant passer par le vote des parlements nationaux et, qu'en attendant, le traité sera mis en œuvre le 1er janvier 2017 (!!!!!!!!!!).... "provisoirement", soi-disant.

Cette mise en œuvre "provisoire" AVANT les votes des parlements nationaux n'est pas faite pour nous rassurer.

Nous sommes encore moins rassurés quand nous entendons les énormités que profèrent certains de nos députés sur le sujet... c'est simple, ils en savent moins que nous et ce sont eux qui doivent voter.

https://www.youtube.com/watch?v=QJ60l_DyXAg

Rêvons un peu : La trahison CETA aura sur l'UE le même effet que la chute du mur de Berlin sur l'URSS : son effondrement.

Adieu l'UE anti-démocratique, anti-justice sociale, xénophobe (voir la façon dont elle traite les réfugiés : murs, barbelés, accord avec le dictateur turc pour les "gérer", ...)

* ajout d'un article découvert après la rédaction de ce billet :

https://stoptafta.wordpress.com/2016/11/06/nouveau-ceta-ou-mystification-decryptage-du-paquet-ceta-signe-le-30-octobre/

 

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Assez de hors-sujet, passons au thème du débat de ce mois :

"les savoirs perdus, oubliés, occultés, ....où est le progrès si un savoir en remplace un autre ?"

 

 

Comme on le sait, la terre est entourée d'un maillage magnétique

https://fr.wikipedia.org/wiki/Champ_magn%C3%A9tique_terrestre

C'est grâce à ce champ magnétique que fonctionnent les boussoles.

Les oiseaux migrateurs se dirigent grâce à ce maillage.

L'illustration de la "non-affiche" représente le site de Stonehenge, fort en "flux énergétique".

Il existe des quantités de lieux où l'on trouve ce genre des vestiges ; ils ont, pour la plupart, un point commun : celui d'être placé à un endroit de magnétisme élevé. Cela ne peut être un hasard.

Cela apporte la preuve que nos ancêtres "savaient" où se trouvent ces flux énergétiques.

http://www.spirit-science.fr/doc_terre/grille1.html

Cela peut nous faire supposer que nos ancêtres savaient se diriger comme le font encore les oiseaux migrateurs.

Comment et pourquoi avons-nous perdu ce savoir ?

Et puisque les animaux sentent à l'avance les tremblements de terre et s'enfuient avant, ne peut-on imaginer que nous avions, nous aussi, ce savoir quand nous étions encore en symbiose avec la planète ?

 

Il y a bien d'autres exemples de savoirs que nos ancêtres possédaient et que nous avons perdus, certains pour toujours :

 

Comment ont été construites les pyramides ?

 

La chirurgie existait à l'époque de la préhistoire.... pourquoi et comment l'avons-nous oublié si longtemps ?

http://www.dinosoria.com/insolite_chirurgie.htm

Extrait : "Si l’on compare les instruments dont disposaient ces chirurgiens par rapport à notre technologie actuelle, on ne peut qu’en conclure qu’ils étaient largement techniquement supérieurs à nous."

 

L'eau courante, le tout-à-l'égout .... dans la civilisation romaine antique.... pourquoi et comment ce confort qui nous paraît élémentaire a été abandonné pendant de longs siècles ? (même le roi Soleil dans son palais de Versailles n'en disposait pas)

Voir une série de documentaires sur Arte, programmée il y a quelques semaines.

http://www.actu-histoireantique.com/ - extrait : "Un demi-siècle avant J.-C., l'Empire romain en Germanie fait de Cologne sa vitrine. La cité , fondée par Agrippa en 38 avant JC et appelée Ara Ubiorum (capitale des Ubiens) est dotée de tout le confort, y compris l'eau courante"

 

Et les rapports de l'Homme avec la nature ? Qu'avons-nous oublié pour nous croire en dehors d'elle ?

Voir cet article paru sur Médiapart concernant une peuplade n'ayant pas oublié qu'elle fait partie intégrante de tout ce qui est vivant sur la planète.

https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/030916/les-vies-secretes-de-l-alaska

 

Pour ceux qui ne sont pas abonnés, voici d'abord le chapeau de l'article :

"un livre magnifique consacré aux Gwich’in, dernier peuple d’Alaska touché par l’Occident. Dans Les Âmes sauvages, Nastassja Martin raconte comment, face à la prédation de ces terres, leurs habitants maintiennent un lien avec le monde ancien."

 

"Le lecteur découvre d’abord les Gwich’in par le drame écologique dont ils sont les victimes. .... Mais tout en expérimentant ce désastre quotidien, les Gwich’in qu’elle a côtoyés pendant deux ans n’en ont pas moins continué à vivre dans leur cœur avec le monde d’avant, celui de la familiarité avec les animaux et des esprits. .... Ils résistent aussi à la fin de leur monde."

 

"en se plongeant dans le temps d’avant, dans l’arrière-monde, ils parviennent à « créer une nouvelle forme de monde ». Mais aussi qu’il s’agit de « partir à la recherche de nouvelles forces dans un monde qui n’est pas le sien et en revenir comme une personne augmentée ». Ils sont engagés dans un dialogue avec les non-humains (ours, oiseaux, arbres, rivières…), qui les aident à condition qu’on leur fasse confiance."

 

"Mais ce monde de plus en plus contaminé par la civilisation industrielle se tait peu à peu ... « Le drame principal du subarctique consiste en une altération du dialogue ... Sans le savoir des non-humains, sans leurs informations et leur partage, les hommes se retrouvent comme nus dans la taïga, sans caribous sur leur peau pour les réchauffer, sans rats musqués sur leur tête pour penser, sans castors sur leurs mains pour manier les armes. »

 

"....c’est en devenant menacée par la prédation des humains que la nature alaskienne a pris de la valeur aux yeux des USA. Des écologistes commencèrent à en prendre la défense, des indigènes se mirent à revendiquer des titres de propriété sur leurs terres ancestrales. Mais dans leurs plaidoyers pour les terres polaires, les environnementalistes plaquent leur vision du monde sur ce territoire et ne comprennent pas ses habitants. Destruction de l’écosystème, prise de conscience et revendications des habitants se sont nourries les unes les autres dans un alliage ambigu. C’est ce qu’elle appelle « le pendule alaskien » : « La sacralisation de ces espaces tantôt dévastés, tantôt protégés n’est que l’actualisation du verso du développement par ailleurs nécessaire à la survie du mode d’être occidental. »"

 

Rêvons un peu : le monde occidental comprend, admet, intégre, celui des Gwich’in ou de peuplade leur ressemblant et retrouve ses liens avec les non-humains de notre planète qui leur réapprendront leurs savoirs perdus, oubliés, occultés afin de les cumuler avec les savoirs acquis grâce à la technologie : et là, nous pourrons parler de véritable progrès.

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Et voilà que la conclusion de ce résumé imaginaire nous transporte vers le pays imaginaire... n'oublions pas que l'utopie d'aujourd'hui est (peut-être) la réalité de demain.

 

 

Le "non-rendez-vous" du mois de novembre 2016
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